Lutte autocide / Technique de l’insecte stérile :

Dans les sujets que  le GT Enjeux biocontrôle a retenu comme thème de travail,   il était prévu de faire un point sur les techniques d’utilisation d’insectes stériles comme moyen de lutte et de régulation des populations d’insectes, tant en agricole qu’en lutte anti-vectorielle dans le domaine de la santé.
L’idée part du constat que cette technique a  suscité des recherches et des attentes mais n’a pas encore  fourni  d’applications pratiques déployées  en  vraie grandeur en France, alors que ces techniques sont déployées dans plusieurs pays et que de nouvelles voies de recherche sont explorées .

Ce sujet est d’actualité : il y a eu la création du TIS groupe de réflexion  et de coordination sur la technique de l’insecte  stérile  :  en p.j.,  les informations sur la création de ce  groupe en octobre 2018 et la présentation d’introduction.

Pour une synthèse sur la technique ,  la communication Blum-Damoiseau-Lacordaire Lille 2015 reste  pertinente.
Plus inattendu,  l’Agence Internationale de l’Energie Atomique  communique également sur la TIS :   https://www.iaea.org/fr/themes/technique-de-linsecte-sterile

Colloque IBMA France du 29 janvier :

Le colloque co-organisé et décentralisé pour la première fois en régions avec plusieurs pôles de compétitivité a rassemblé plus de 800 personnes.
L’organisation en partenariat illustre aussi tout l’intérêt et l’engagement  des pôles de compétitivité  pour le secteur du biocontrôle et son potentiel  en terme d’innovation et de création d’activité économique.

À noter que les formations Biocontrôle de l’Académie ont été particulièrement bien mises en avant au cours de ce colloque.

Formations biocontrôle

2018 s’achève avec un bilan formation très positif : 6 stages organisés intra ou inter-entreprises, pour un total de 13 journées de formation, en nette augmentation par rapport à 2017 (3 sessions et 4 journées  ) .

Depuis 2018, toutes les formations incluent une journée terrain et des  rencontres avec  des professionnels, agriculteurs ou JEVI,  qui font part de leur expérience pratique  en matière de protection intégrée et de biocontrôle,  programme particulièrement apprécié des participants stagiaires.

Pour le dernier stage qui a eu lieu en janvier à Bordeaux, cette session pratique s’est déroulée au Château Beaumont dans le Haut Médoc. https://www.chateau-beaumont.com/
Le  château Beaumont exploite  110 ha de Vigne, il  s’est engagé depuis plusieurs années dans une démarche de production viticole raisonnée selon le cahier des charges « Terra Vitis ® ».
Le château  pratique la confusion sexuelle sur la totalité de ses vignes. Une partie du vignoble,  10 ha,  sont menés en totalité en Biocontrôle et cuivre   (lutte mildiou oïdium avec COS-OGA, soufre et cuivre ).
Cette année,  qui a été très difficile en ce qui concerne  le mildiou, n’a  montré aucune différence entre les deux modes de protection « biocontrôle et cuivre » et protection raisonnée en conventionnel .
Le responsable de ce château envisage aujourd’hui  « d’étendre sa protection  biocontrôle à toute son exploitation » .

 

Punaise diabolique

Halyomorpha halys est devenu un problème non seulement en agriculture mais également  un problème sanitaire et grand public, et a fait quelques récents titres dans l’actualité.

Une communication récente parue sur Pest Management Sciences en janvier 2019 est téléchargeable : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1002/ps.5156
Cette communication rend compte d’une  stratégie de lutte mise au point  dans les vergers de pommier aux Etats Unis.
Les auteurs ont constaté que l’utilisation de technique de piégeage attract-and-kill AK (utilisant la phéromone d’attraction et un traitement ciblé sur des arbres « appâts » ) entraînait deux à sept fois moins de dégâts par rapport aux parcelles standard des producteurs, selon l’année et la période. Cette technique a réduit la superficie cultivée traitée avec un insecticide contre H. halys de 97%. L’utilisation de AK n’a eu aucun impact sur l’ennemi naturel.

 

Baculovirus et biocontrôle

Cf une communication récente sur les travaux  menés par le labo de l’Ecole des mines d’Alès sur les problématiques de résistance du carpocapse.
L’Ecole des Mines d’Alès a intégré en 2005 le labo INRA spécialisé  sur les baculovirus. Ce labo  devenu le Laboratoire de Génie de l’Environnement Industriel poursuit les travaux d’étude et  de thèse sur les baculovirus, en particulier celui  du carpocapse.

Thèse en cours    https://lgei.mines-ales.fr/pages/theses-en-cours-1

Voir également article de Myriam Siegwart et al. paru dans Phytoma  novembre 2017 .

Pourquoi Alès ? Il y a une forte tradition régionale de microbiologie dans les Cévennes ,  les sériciculteurs ayant  fait appel au XIXe s  à Louis Pasteur, pour faire  face aux problèmes de mortalité des vers à soie.

Par la suite un centre de recherches séricicoles s’est créé à St Christol-les-Alès, centre qui a  été  rattaché à l’INRA de Montpellier en 2005.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/il-faut-sauver-les-vers-03-10-2015-5149397.php

À  Voir aussi :


PJ en téléchargement :

Baculovirus_03-Virus_de_la_granulose_aurelie_Hinsberger
A-TIS3_ Lutte autocide – Conférence Lille 2015 – AIL – LD -AILV4
A-TIS2_1811 Lutte autocide_181025+PPT+Introduction+lancement+Collectif+TIS
A-TIS_Reunion de lancement Collectif TIS 02Oct